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Un endroit qui s’appelle Paulilles

11octobre

Amoureux de nature et de patrimoine, vous vous êtes probablement déjà rendus dans la baie de Paulilles, écrin désormais protégé entre Port-Vendres et Banyuls, non loin du cap Béar, anciennement site de la dynamiterie Nobel et de son village ouvrier.

Mais que vous connaissiez ce lieu ou que vous ne le connaissiez pas encore, il est un livre qui vous en fait pénétrer toute l’âme :
c’est le roman de Nicole Yrle, « Les dames de Paulilles » paru justement aux éditions Cap Béar.


Ce roman a l’étoffe d’une grande saga (que l’on imaginerait très bien à l’écran) qui fait se rencontrer sur plus d’un siècle la grande et la petite histoire.
Prenant pour fil conducteur une lignée familiale sur cinq générations, l’auteur nous fait traverser les grands moments du XXe siècle en traçant la destinée de cinq femmes dont le prénom commence par la lettre M, comme la mer, comme la mère. A l’usine, Madeleine, Marie, Maria, Marion ont toutes été encartoucheuses. Toutes ont été viscéralement attachées à ce lieu, toutes ont vécu, sué, aimé, enduré à Paulilles. Toutes sauf Marine, la petite dernière qui y est née mais qui était encore une enfant quand l’usine, l’école, les maisons ont fermé, quand la vie s’y est arrêtée. Ainsi c’est par elle, la plus jeune, que la mémoire refait surface, que les secrets de famille se libèrent de leur poids.

Non seulement Nicole Yrle a dessiné pour nous des portraits forts et attachants mais encore son roman a valeur de documentaire tant l’on sent que le récit s’anime d’une volonté de la plus grande véracité possible :
les conditions de travail et leurs risques inouïs, les différents gestes et postes pour travailler « la matière », les accidents, le rythme de la vie quotidienne, les rapports entre les différentes familles et nationalités, le contraste qui résulte de vivre durement dans un cadre à la beauté sauvage ravissant les cinq sens, tout cela est très précisément évoqué et ne fait qu’en renforcer l’émotion.

Enfin, pour parfaire l’éloge de ce roman poignant, soulignons l’insertion dans l’intrigue d’un pan méconnu de l’histoire : celle d’une France coloniale qui attira en son sol avec la promesse d’une vie meilleure des milliers d’Indochinois de la région d’Annam, les Annamites, afin de remplacer la main d’oeuvre partie au front et qui furent traités comme des sous-hommes.
Juste réhabilitation de leur dignité que de décrire le sort ingrat qui leur était réservé, accomplissant les taches les plus dangereuses, alors qu’ils étaient déracinés et pourtant ouverts à la rencontre de l’autre, au partage des cultures.

Vibrant hommage à la mémoire d’un lieu, « Les dames de Paulilles » de Nicole Yrle n’est pas un roman « nobelisable » mais pourrait l’être, à l’échelle locale, en ce qu’il magnifie son histoire industrielle, sociale, humaine, universelle.

Découvrir l’auteur et ses autres livres : www.yrle.com/nic/

Découvrir l’éditeur : www.cap-bear-editions.com

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Quand les GRANDS écrivains étaient . . . p e t i t s

30septembre

1 clic sur la couverture vous donne accès à la fiche éditeur du site Ricochet

Drôle de monde que ma tête,
16 extraits de la correspondance de Gustave Flaubert adressée à son ami, Ernest Chevalier, de 1830 à 1839 alors qu’il avait entre 9 et 19 ans,

un album mis en page et en image par Olivia Willaumez,
dans la collection Juvenilia, paru en 2008
aux éditions Mouck (Paris 10e), 14€.

Alors que ma grande fille démarre le programme de sa 1ère Littéraire avec la lecture du pavé que représente  Mme Bovary au panthéon de la Grande Littérature, je me suis souvenu de cet album, découvert il y a environ un an et re-découvert aujourd’hui. L’occasion de vous faire partager ce véritable coup de coeur qui a le très grand mérite de présenter un auteur classique de la littérature française sous un visage résolument fort sympathique !

* Coup de coeur pour l’intention éditoriale qui s’exprime à travers cette collection, Juvenilia : une collection qui propose de mettre en lumière des écrits de jeunesse d’écrivains reconnus.
Nous lisons ces extraits de lettres peu ou pas connues et c’est comme une plongée dans le processus intime et inconscient d’un écrivain en devenir. A travers ces textes drôles, insolents et insolites nous sentons déjà cette tonique envie d’écrire, écrire pour faire partager… et l’on se sent alors tellement plus proche d’eux !

* Coup de coeur pour le graphisme: merci à Olivia Willaumez qui a su intelligemment scénariser ces textes dans l’espace d’un album, en jouant de la typographie à doses justes, surlignant judicieusement ce qui méritait de l’être pour mieux respirer le ressenti d’un Gustave Flaubert enfant, puis adolescent, rebelle et dévoreur de vie !

Je ne peux que vous encourager à lire ces extraits qui m’ont véritablement touchée tant on y ressent la formidable spontanéité de la jeunesse dans toute l’expression de sa fraîcheur, sa sensibilité, sa gaieté et sa révolte.

Ecrits de contemplation de la beauté de la mer, émotion démunie lorsqu’il raconte avoir été témoin de la noyade d’une belle femme, « c’était mourir » (lettre 6, à 13 ans),  rigolades de bonnes blagues, râleries contre l’école qui l’emprisonne,  considérations sur les plaisirs et les futilités de l’existence, et tous ces projets d’écriture, dès l’âge de 9 ans : raconter  les « bêtises » de la dame qui vient chez eux, écrire une pièce de théâtre, écrire encore, écrire le monde, du dedans et du dehors…
Révolte à 14 ans contre la censure, les restrictions à la liberté de la presse, nous sommes en 1835, par les représentants du peuple « tas immonde de vendus », et ces réflexions : « Oui, notre siècle est fécond en sanglantes péripéties. Adieu, au revoir, et occupons-nous toujours de l’Art qui est plus grand que les peuples, les couronnes et les rois, est toujours là, suspendu dans l’enthousiasme, avec son diadème de Dieu. » (lettre 11, à 14 ans)
Et encore ces autres sur lui-même : « Continue ton genre de vie mon cher Ernest, il ne saurait être meilleur. Et moi, que fais-je? Je suis toujours le même, plus bouffon que gai, plus enflé que grand. » (lettre 14, à 17 ans).

Ces extraits de correspondance témoignent aussi de l’amitié durable et de la constance qu’il faut pour l’entretenir: il rapporte à son ami s’être fait un cachet par un apprenti orfèvre sur lequel il y a : »Gustave Flaubert Ernest Chevalier individus qui jamais ne se sépareront »

Et puis,  surprise…des FAUTES d’ORTHOGRAPHE,  volontairement maintenues au fil des extraits :  il y en a surtout lorsque Gustave avait entre 9 et 13 ans mais quand même une belle autre aussi à 17 ans hé hé… Bon, que les professeurs se rassurent : elles sont corrigées en dernière page (ben oui quand même ;-)

Un livre vivifiant qui, je l’espère, en décomplexera plus d’un, pour l’écriture comme la lecture… Avis !

Et en cliquant ICI, vous avez le lien sur la page  qui présente les éditions Mouck et leurs différentes collections sur le site de Ricochet, le fameux portail européen de littérature jeunesse.

Pont des Arts : des histoires pour entrer dans les oeuvres d’art

16septembre

Le propos de cette collection d’albums initiée en 2008 aux éditions de l’Elan Vert (hélas impossible de se rendre sur leur site…) est clair : l’auteur du texte s ‘inspire d’un tableau d’un grand peintre pour inventer une histoire de pure fiction et l’illustrateur réinterprète le tout dans l’espace d’un album grand format.

Je ne connaissais pas cette collection et  je suis tombée sur son dernier né :

« Des Zigotos chez Crapoto » écrit par Stéphane Servant et illustré par Christine Destours, paru en  mai 2011. (14€)

J’ai été séduite par l’énergie joyeuse qui s’en dégage.
Sûrement parce que cet album-là nous plonge dans l’univers de Jean Dubuffet et parce qu’il s’inspire de la gouache sur papier intitulée « Galeries Lafayette » que l’artiste a peinte en 1961 et que l’on peut voir en vrai au Musée des Arts décoratifs de Paris.
C’est grouillant de couleurs, de formes et de personnages.
Les auteurs de cet album s’en sortent assez bien pour restituer cette ambiance à travers l’histoire de Pili, petit bonhomme en manque d’ami qui décide d’aller au supermarché Crapoto voir s’il ne pourrait pas en trouver un…
Et par dessus le marché, on en profite pour tourner  en dérision et avec humour la société de consommation de masse, les brics à bracs chers et inutiles. Eh oui, il y a des valeurs de grande valeur mais qui ne s’achètent pas, comme l’amitié par exemple…

Très sympa. Plein de fantaisie et de liberté, la liberté d’être soi et de chercher ce qui nous va,  vraiment, profondément mais aussi simplement. Etre acteur de soi-même quoi, tout bonnement, avec bonne humeur et confiance. Ne pas se laisser influencer, par le bilng-bling, par la pub par exemple…

Le livre se termine par la reproduction de l’oeuvre ainsi qu’une double page documentaire simple et bien pensée en forme de « bulles de questions » : Qui est Jean Dubuffet, pourquoi s’intéresse-t-il à l’art brut, pourquoi beaucoup de ses tableaux ressemblent à des dessins d’enfants, ses techniques, son univers, les lieux où on peut voir ses créations…

Et comme ce titre-ci  est une collaboration avec le scerén (réseau des Centres nationaux et régionaux de documentation pédagogique), vous trouverez en cliquant ICI la fiche du CRDP d’Aix-Marseille avec tout un tas de liens intéressants où retrouver le travail de Jean Dubuffet, le site de la fondation Dubuffet, les collections d’arrt brut des villes de Lille et de Lausanne, etc. etc.

Mais bon, qu’on se le dise : c’est vraiment pas obligé de travailler avec et de tout décortiquer,  d’accord hein ? ;-)

MUSIQUE PRINTEMPS/ETE 2011 : listing des festivals et artistes programmés dans les P.-O.

12mai

ATTN ARTICLE EN COURS DE CHANTIER….  ;-) ) donc revenez-y voir svp MERCI!
L’Essentiel de la programmation musicale, résumée par ordre d’arrivée calendaire avec les genres correspondants et les références des derniers albums sortis :

8e PRINTEMPS DE L’ASPRE, festival musique, art, vins en Terre d’Aspre
du 07 mai au 04 juin
Virginie Teychene Quartet
Pierre Bensusan
Cisco Herzhaft
La Mal Coiffée
Trio Bergin
Camel Arioui
Kanele
Milontango Trio
Swing 39 Quartet
Juan de Lerida Quintet

12e TAUTAVEL EN MUSIQUE, festival de musique classique
du 13 au 15 mai

Emmanuel Strosser, pianio
Diego & Timoté Tosi, violon violoncelle (Chabrier, Ravel, Brahms)
Quatuor Modigliani (Chausson)
Quatuor Ardeo (Mozart, Bartok, Beethoven)
www.tautavelenmusique.fr

8e GLISS & ROCK, 21 et 22 mai Port-Barcarès

BB BRUNES
1ère partie : les Starliners
www.portbarcares.com

IDA Y VUELTA, du 1er au 04 juin Perpignan

La Fanfare en pétard
Dub Incorporation
Alice Russell
Selah Sue
Charles Pasi
Jaqee

VOIX DE FEMMES, 10 & 11 juin Maury

Prince Miiaou
Sophie Hunger
Brigitte sisters
Yaël Naïm

www.myspace.com/festivalvoixdefemmesmaury

2e FESTIVAL BEACH RUGBY CONCERT, 24 & 25 juin Saint-Cyprien

R-CAN
KANELE
100 GRAMMES DE TETE
Aron’C
Bizern
Guillaume GRAND

Les Mercredis d’ARLES
YAnnick NOAH le 29 juin
1ère partie Abel, David Kilembé

www.beachrugby-concert.fr

75e FETE DU TRAVAILLEUR CATALAN, 1er et 2 juillet Bocal du Tech

Bernard LAVILLIERS
Agnès BIHL
R-CAN
The Liminanas

www.letc.fr/fete-tc.htm

4e ETE 66, festival musical en Pyrénées-Orientales du 22 juin au 21 août sites patrimoniaux du CG66

Nuits underground au Palais
Motor
Tom Deluxx
Dinamics
Ikki
Matt-E
Didier Super
Burning Heads
Bob’s not dead
Kaly Live Dub
Clinton Fearon
The Blackstarliners
On the Ground
www.myspace.com/lesnuitsundergroundaupalais.

LES ESTIVALES DE L’ARCHIPEL (anciennement LES ESTIVALES) du 02 au 27 juillet Perpignan

Véronique SAMSON, chanson française
dernier album « Plusieurs lunes »
Eliades OCHOA & Toumani DIABATE, musiques du monde
dernier album « Afrocubism »
I AM, rap
Georges BIZET « Carmen », mis en scène par PPD’A et Manon Savary, opéra
Louis BERTIGNAC, rock français
« Ca c’est vraiment moi’
Goran Bregovic & l’Orchestre des mariages et enterrements, musiques des pays de l’Est
www.lesestivalesdelarchipel.org

5e DEFERLANTES, du 9 au 12 juillet Argelès sur Mer

ZZTOP
ZAZIE
Gaëtan ROUSSEL
Lilly Wood & The Prick
Julian Perreta
Mademoiselle K
Concrete Knives
Lull
Joe COCKER
Patrice
ASA
MORCHEEBA
ALoe Blacc
Ben l’Oncle Soul
Arcade Fire
Cali
Aaron
Two Door Cinema Club
The Foals
TV on the Radio
The Vaccines
www.lesdeferlantesdargelessurmer.com

Christophe MAE, le 13 juillet à Argelès sur Mer

6e ELNE PIANO FORTISSIMO, festival international de musique classique mettant les pianistes à l’honneur, 21, 22, 23 juillet Elne

Nathalie Juchors
avec Fabrice Eberhard (conteur) sur une musique de Daniel Tosi, adaptation théâtralisée et musicale d’après le livre de Jean-Pierre Bonnel « Henri Matisse raconte… »
Josep Colom (Frank, Bach, Ravel)
Sarah Lavaud (Liszt, Albeniz, Debussy, Granados, De Falla)
Mu-Ye Wu (Chopin, Beethoven,Liszt)
Vittorio Forte (Schumann, Liszt, Bach-Busoni)
Ingmar Schwindt (Liszt)
www.elne-piano-fortissimo.fr

OPERA MOSSET, 26, 30 juillet, 1er et 2 août Mosset

Henry PURCELL « Didon au gré des flots », opéra
sous la direction artistique de Gerda van Zelm, mise en scène de Karim Arrim (du Théâtre Volubilis)
www.operamosset.eu

FESTIVAL PAU CASALS, du 26 juillet au 13 août Prades et alentours
Thème 2011 « Les sommets de la musique de chambre »

www.prades-festival-casals.com

8e FESTIVAL DE LA PELOUSE, le 6 août Thuir

PIGALLE
CEUX QUI MARCHENT DEBOUT
Le Comptoir des Fous
Giédré
The Fumestones (Espagne)
The Holliwood Sinners (Espagne)
Hair & the Iotas
www.festival-pelouse.com

Lire en Méditerranée : Prix littéraires de printemps

12mai

Le Prix Méditerranée des Lycéens 2011, qui récompense un auteur de 1er ou second roman parmi une sélection de 5 titres, a été attribué au thriller psychologique « Vous me reconnaîtrez » de Pascale Oriot, paru chez TDO éditions (sorti en avril 2010, 16€),
plébiscité par 419 voix de lycéens en classe de seconde de la région Languedoc-Roussillon (1103 votants dans 42 lycées).
« Inspiré d’un fait réel, ce récit plongera le lecteur dans les méandres d’un cerveau torturé et machiavélique ». L’action se passe en Cerdagne. 2nd roman

Pascale Oriot est par ailleurs journaliste freelance et chez Catacult.
Son premier roman est toujours disponible :
« Un petit brin de paille » chez L’Harmattan, sorti en juin 2001 14.50€
« Ce livre raconte des histoires qui parlent d’amour comme un petit brin de paille que le premier vent risque d’emporter » source: Electre.

Article et liste de la sélection 2011 sur le site du CML clic ICI

Le Prix Méditerranée Roussillon 2011 récompense Eliane Thibaut-Comelade pour l ‘ensemble de son oeuvre et plus particulièrement son dernier livre,
« Les saisons de la cuisine », paru aux éditions sétoises Singulières, collection Lire les saveurs (novembre 2009, 35€) :
une bible de la cuisine roussillonnaise mise à la portée de tous qui comme l’indique le sous-titre, propose sur près de 650 pages 800
« recettes de grand-mère expliquées aux débutants qui veulent manger sain et équilibré ».

Une Mention spéciale a été également attribuée au polar « Une enquête explosive : un roman à deux voix » de Michel Llory toujours chez TDO (octobre 2010, 20€) qui résonne curieusement avec notre actualité internationale, jugez-en plutôt la 4e de couverture :
« Au bord des lagunes audoises, une explosion a détruit la moitié d’une usine chimique. [...]Le décor fantomatique des décombres, une pollution insidieuse, la « neige » qui ronge les alentours, un directeur lunaire et arrogant, des ouvriers écrasés par les contraintes de rentabiblité, l’énorme pression de la production des pesticides, une installation vétuste pleine de menaces [...] une enquête implacable qui révèle les dessous effarants de l’industrie chimique. »
Du chimique au nucléaire, avec les 25 de Tchernobyl et la toute récente catastrophe de Fukujima, cette fiction aux lourds accents de réalité menée tambour battant par un couple d’experts haut en couleurs ne peut laisser indifférent.

Actu détaillée sur le site du CML clic ICI

Romans traduits du catalan, récentes parutions chez nos éditeurs français

12mai

NB : Un clic sur chaque titre de roman souligné vous mènera à sa fiche avec résumé sur le site de l’éditeur
Bonne découverte !

Chez Autrement, dans la collection Littératures – tinta blava, créée et dirigée par Llibert Tarragó qui explore les différents visages de la littérature catalane contemporaine :
Les vaincus, de Xavier Benguerel (sorti en avril 2010 – )
traduction de Marie Bohigas, titre original ‘Els Vençuts’
Le testament de l’Ebre, de Jesús Moncada (sorti en septembre 2010 – )
traduction de Bernard Lesfargues, titre original ‘Cami de sirga’

Autre titre de la collection : Pain et Raisin, de Josep Pla (trad. par Llibert Tarragó, titre original ‘Pa i Raim’)

Chez Christian Bourgois
Les voix du Pamano, de Jaume Cabré (sorti en avril 2009 – )
traduction de Bernard Lesfargues, titre original ‘Les veus del Pamano’
ouvrage traduit avec le concours de l’Institut Ramon Lull – Langue et culture catalanes
Du même auteur, chez le même éditeur : L’Ombre de l’Eunuque, Sa Seigneurie

Chez Actes Sud :
Quelques châteaux et toutes les ombres, de Baltasar Porcel (sorti en octobre 2010 – )
traduction de Juan Vila, titre original ‘Cada castell i totes les ombres’
ouvrage traduit avec le concours de l’Institut Ramon Lull – Langue et culture catalanes

Du même auteur chez le même éditeur : Olympia à Majorque, Méditerranée : tumultes de la houle, Cabrera ou l’Empereur des morts, Printemps et automnes

Chez Robert Laffont, dans la collection PAVILLONS
Parce qu’on est d’ici, de Vicenç Villatoro (sorti en octobre 2010 – 355 p. – 20€)
PRIX RAMON LLULL 2010 (parmi les plus prestigieux prix des lettres catalanes, avec une dotation importante)
traduction de Marie Villa Casa, titre original ‘Tenim un nom’

Aux Editions de la Merci, créées en 2008 à Perpignan et dont la ligne éditoriale est de proposer « des œuvres majeures de la littérature catalane en traduction française », traductions d’auteurs classiques par ailleurs inédites ou nouvelles.
Sermons, de Saint Vincent Ferrier (sorti automne 2010 – 183 p. – 20€)
traduction de Patrick Gifreu, préface de Josiane Cabanas
ouvrage traduit avec le concours de l’Institut Ramon Lull – Langue et culture catalanes
Le Chrétien, de François Eiximenis (sorti fin 2010 – 424 p. – 20€)
traduction de Patrick Gifreu, présentation de Michel Adroher
ouvrage traduit avec le concours de l’Institut Ramon Lull – Langue et culture catalanes

Merci de m’en signaler d’autres par vos gentils commentaires  ;-)
A suivre…


Noir local : derniers policiers et polars parus dans les P.-0. (2010-2011)

12mai

Des intrigues hautes en rebondissements pour un suspense près de vous… une liste de romans au sang d’encre publiés par des éditeurs locaux et que vous pourrez vous faire dédicacer notamment à l’occasion de la 2nde édition de SANG & NOIR, Festival du Polar de Perpignan, les 13, 14 et 15 mai prochains
ou ailleurs bien sûr, au gré des manifestations littéraires du coin!

clic ICI pour accéder au site officiel du Festival

Chez TDO Editions (Pollestres) :
Tueur de chasseurs, de Benjamin Jugieau
(2nd roman, novembre 2010 17.50€)
Le mystère de la sacristie, de Roger Blandignères
(novembre 2010, 18€)
Vous me reconnaîtrez…, de Pascale Oriot
Prix Méditerranée des Lycéens 2011

Une enquête explosive, de Michel Llory
Mention Spéciale Prix Méditerranée Roussillon 2011

Chez Mare Nostrum Editions (Perpignan), collection Les polars catalans
Céret noir, de Gil Graff
(mars 2011 – 10€)
auteur invité Festival Sang & Noir 2011
Le bourreau de Puigcerdà
ou El ultimo garrote, de Daniel Hernandez
(janvier 2011 – 12€)
7e polar chez l’éditeur, auteur invité Sang&Noir 2011
Les filles de la Jonquera, de Renaud Rebardy

(juin 2010 – 11€)

On a volé le train jaune, de Marc Blaise

(juin 2010 -10,50€)

Ginesta pels morts, un blues empordanès, d’Agusti i Castello Vehi
(2010 – 12€) – Polar en catalan, auteur invité Sang & Noir 2011
Les démons du midi, de René Grando
(avril 2010 – 12€)
La poupée russe qui chantait catalan, de Jean-Marc Sibille
(janvier 2010 – 10€)

> Consultez la carte des polars de l’éditeur clic ICI

Chez Balzac éditeur, collection Autres rives
Le disparu de la Bernède, de Annie Jardon-Rives
(1er roman, fin 2010, ex-collègue bibliothécaire, Cabestany)

Aux Editions Trabucaire
« Agulleta i fil de vint », de Carrera & Carrera
(deux frères Hyacinthe et Estève) Polar en catalan
dans la série SERIA NEGRA. 10€ (2011?)

Le site de Cap-Béar éditions est momentanément indisponible… je complèterai plus tard

Egalement présent pour le Festival, l »écrivain et scénariste barcelonais Andreu Martin
traduit en français dans la collection « Série noire » chez Gallimard : « Barcelona Connection » (1998)
et aussi en jeunesse,
chez Gallimard jeunesse « Flanagan blues band » (2004),
« Suspense » (1999), chez Flammarion-Père Castor

A suivre…

A petits petons dans l’hiver

6janvier

Dans la famille de la célèbre collection « A petits petons » chez Didier Jeunesse, je vous présente  « La moufle », un conte randonnée d’origine russe raconté par Florence Desnouveaux et illustré par Cécile Hudrisier.

Les contes randonnées ont tous cette petite musique malice, rengaine complice d’une énumération (ici des animaux) qui n’en finit pas ou qui s’arrête subitement là, comme ça!

4e de couverture :

 » C’est l’histoire d’une moufle rouge déposée
par le vent sur la neige du chemin.
Souris vient à passer par là.
- Quelle aubaine ! Une maison de laine !
Y’a quelqu’un ? « 

Tellement délicieux à lire aux enfants y compris aux tout-petits !
(paru en mars 2009, 11€)

Je rappelle que la collection « A petits petons » a plus d’un mérite car
>elle fait découvrir en texte et en images des contes courts 
>les thèmes se déclinent au fil du répertoire oral populaire des pays d’Europe et du bassin méditerranéen,
>cette mise en texte est réalisée par des conteurs professionnels
> ce qui permet une mise en voix très musicale,  »comme un vrai conteur »  >tout en proposant grâce au support du livre une  imagerie riche et variée, faisant appel à l’imagination d’illustrateurs de grand talent.

 

Lunaire comédie

4janvier

Pourquoi les livres pour enfants d’Etienne Delessert sont un bonheur ?

Parce que tout y est limpide, tout semble y couler de source.
Du début jusqu’à la fin, il y a un rythme, un équilibre à la fois apaisant et magique.

Un album d'Etienne Delessert chez Gallimard Jeunesse Giboulées, paru en mars 2010 (12€)

    Voici un album pour le soir, pour s’endormir en faisant de beaux rêves.
Ce livre est une douce fantaisie, un petit théâtre d’images de la nuit.

Juste une phrase qui accompagne une image débordante du cadre à chaque double page.
Effet calmant garanti, on a envie de toucher les étoiles , on frissonne un peu car il fait noir mais le toucher du pinceau réchauffe nos yeux…

Et tout cet imaginaire simple mais beau : arroser les étoiles, peindre les fleurs, nourrir les monstres de la nuit,  toutes ces petites choses qu’accomplit un petit garçon pour préparer le décor avant de monter dans la lune pour le grand spectacle du soir, de chaque soir, de tous les soirs.

Une adorable métaphore sur le rituel du coucher qui subtilement aborde les peurs et douceurs qui naissent à la tombée de la nuit.

Une respiration magique, un bonheur à raconter encore et encore  et encore…

Etienne Delessert est un grand nom dans la littérature jeunesse depuis la fin des années soixante avec notamment le petit personnage « Yok Yok ». Son oeuvre est prolifique.

Pour en savoir plus consulter les portraits qu’on fait de lui La Joie par les Livre (antenne jeunesse de la Bibliothèque Nationale de France) 1 clic ICI
également celui du
Portail européen de la littérature jeunesse Ricochet 1 clic ICI
Aussi le
Site officiel de l’artiste 1 clic ICI

L’aventure d’être parents

4janvier
Les heureux parents, texte de Laetitia Bourget, illustrations d’Emmanuelle Houdart

Et la naissance est arrivée… Ce jour tant attendu, avec un désir immense et en même temps ce petit peu de peur, ce petit peu d’inquiétude sur tous les changements qui feront l’après. ..

Trois mois, bientôt quatre, que l’aventure a commencé, déjà.
 
Alors voilà, ce livre :
encore une création fruit d’une complicité féminine rare entre plume et pinceaux.
 
Raconter l’aventure d’être parents
 
Une ode à l’amour et à la famille transposée sur le ton du conte de fées dans l’univers de fantaisie  fantastique très colorée et un peu étrange cher à l’illustratrice. 
Un texte touchant de vérité profonde exprimée avec poésie et sobriété pour nous dire tous les tracas bien réels qui ne manquent pas de jalonner le parcours du prince papa et de la princesse maman, du tout petit âge jusqu’à la naissance de leurs « enfants adultes ».
 
Comment parviendront-ils à surmonter ce long périple ?
 
La réponse est à la fin de ce très bel album pour toute la famille.
Les grands apprécieront les clins d’oeil livresques glissés au gré des images.
 
 Paru chez Thierry Magnier (sept. 2009) 16€
 
On est tous des grands enfants. On a juste posé une couverture sur notre enfance.
  
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