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Graine de fille …

26juillet

Et voilà, aujourd’hui 26 juillet, j’ai le plaisir de vous annoncer que CultureFlog reprend du service !

Et pour (re)commencer,  j’ai choisi de vous présenter ce petit album carré-ci

Une histoire illustréer d'Ilya Green parue chez Didier jeunesseUne histoire délicieusement espiègle écrite et illustrée par Ilya Green (site de l’artiste)

que vous trouverez aux éditions Didier jeunesse dans la lignée de trois autres du même acabit, ça a commencé en 2004 avec « L’histoire de l’oeuf ».

Ilya Green a du talent et j’adore sa façon de raconter l’enfance.

Son trait est très expressif et son petit monde, celui d’Olga et ses amis, n’est pas sans rappeler celui de Zuza, l’héroïne tout aussi espiègle dAnaïs Vaugelade.

Retrouvez la série (4 titres) sur le site de didier jeunesse clic ICI plus le tout dernier « Le pestacle » qui sortira fin août prochain.


Alors voilà, pour cet été bien entamé, j’avais envie que sorte de terre, après deux saisons de long silence, une histoire de jardinage et de potager,

de graines qui poussent et qui surprennent,

envie d’une histoire de patience, d’impatience et de comparaison

où les humeurs enfantines montent et descendent en colimaçon…

Car moi aussi dans mon ventre a poussé la graine et au plus tard, jour pour jour dans 2 petits mois,

c’est une petite Anouk qui sortira !

voilà pourquoi ;-)

A bientôt !

Pour une année 2010 toute en couleurs !

1janvier

bonane

Image « Bonne Année/Happy New Year » de Corinne Demuynck
aux éditions Cartes d’art
trouvée chez ma papeterie préférée La Papeterie de la Loge, à Perpignan

Corinne Demuynck est dessinatrice textile et illustratrice et fait partie du collectif d’illustrateurs & auteurs des éditions  La Cabane sur le chien

la-cabane-sur-le-chien

créateur de l’excellent calendrier à fenêtres de l’Après,
de livres tête-bêche rigolos … (cf  mon « toutou » premier article ;-)

En ce 24 Décembre 2009, « Père-Noël mes fesses! »

24décembre

Cet album signé Thierry Lenain et illustré par Bruce Roberts (qui me fait un peu penser aux dessins de Quentin Blake) est paru l’année dernière aux éditions québecoises Les 400 coups (novembre 2008). Il y avait d’ailleurs une super présentation video faite par la télévision Québécoise, pleine de dynamisme et de drôlerie pour présenter ce livre. Moi qui ne regarde pas beaucoup la télé, ça faisait plaisir à voir. Alors que chez nous en France, il n’y a toujours rien pour présenter de bons livres jeunesse. Et moi qui écoute beaucoup la radio, à part les 5′  de L’as-tu lu mon p’tit loup? sur France Inter, c’est le désert. On trouve tellement plus de choses sur internet, j’avoue. Mais encore faut-il être passionné. Non, pour le grand public y a vraiment pas grand chose.

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Bon à part ça, voilà je n’ai pas fait d’article de  tout décembre et si je dois en faire un ce sera celui-là. Et tout d’abord pardon à Thierry Lenain, qui déplorait dans sa newsletter biblio de ne pas trouver beaucoup de critiques de son livre en ces temps pourtant bien de saison. Alors, en cette veille de Noël, je ne vais pas tout à fait lui en faire une si ce n’est que j’ai grand plaisir à vous le présenter et à m’en servir pour exprimer mon humeur toujours un peu colérique à cette époque de l’année. La cause ? Cette frénésie cascadante d’achats sous prétexte de.

« Vous n’auriez pas des livres de Noël ? »
Que ce soit sur les tables des libraires ou dans nos tournées bibliobus, la demande est saisonnière et très peu de bons livres sortent du lot. Eh oui, il ne suffit pas de mettre Noël dans le titre pour faire une bonne histoire de Noël si tant est que l’on croit que la circonstance puisse faire un motif suffisamment épais pour tisser une bonne histoire. C’est pas gagné. Combien de livres essayant de réinventer pour la énième fois l’histoire de ce fameux vieux bonhomme en rouge et blanc ont été habillés de neuf pour l’occasion, fabriqués sur commande? Tout en y apportant chaque année un élément de modernité, d’inédit car dans la famille du Père Noël, on avait entendu parler de la fille mais il y a aussi la tatie, tout comme il y a des sorcières Noël, des enfants petit papa Noël qui deviendront grand, il y a même plusieurs pères Noël qui se font concurrence dans une même histoire bref, on peut y mettre tout ce qu’on veut pour habiller ce « grand mensonge » comme le déclare Thierry Lenain.

Car voilà, l’originalité de son histoire, c’est qu’elle aborde les préparatifs de Noël à ce moment où précisément les enfants ne sont plus dupes mais continuent de voir leurs parents s’agiter et faire comme si, en se demandant comment ils vont pouvoir leur annoncer que ce n’est plus la peine de se donnerautant de mal à faire semblant. C’est assez amusant de se dire qu’en fait des adultes pourraient tenir tout autant à cette légende rituelle que des gamins, comme certains ou plutôt certaines continueraient de croire au prince charmant… Il y a des légendes « paravents » comme ça, on sait qu’elles sont fausses mais on y joue encore car elles nous entourent pour un temps bien éphémère d’un peu de merveilleux, d’un petit plus impalpable là-bas quelque part… Sauf qu’apparemment l’auteur lui n’a pas vraiment aimé ça. Son héros, Alex 10 ans, cherche à se venger (oh d’une manière assez humoristique n’ayez crainte) d’avoir été trompé. Il nous dit que plus tard, quand il sera papa, il ne mentira pas à ses enfants. En fin d’ouvrage, le jeune lecteur est invité  à s’exprimer sur ce fameux moment où il a su.
Moi personnellement, je n’ai pas le souvenir de m’être sentie trahie, la vérité s’est faite progressivement dans ma tête sans que cela me traumatise plus que ça.  Mais bon, ce qui est intéressant je trouve, c’est de se poser la question de ce que l’on veut fêter vraiment à Noël.  Et là, faut dire qu’on a le choix. Car non, il n’y a pas que le père Noël comme histoire à raconter ou à faire croire aux enfants. N’oublions pas que ce Santa Claus n’est vraiment pas si vieux que ça : 1930, pub pour Coca-Cola aux States.
Faut-il que l’on n’ait retenu que cette imagerie-là pour justifier (et merci la pub) cette poussée consumériste écoeurante? Car moi, c’est surtout ça qui me perturbe, cette quasi sommation d’acheter sans quoi on passerait pour quoi hein ? je vous le demande, le casse-tête de quoi pour qui, sans parler de l’épreuve de votre propre évaluation sociale, à la mesure de ce que vous avez offert… Je trouve ça assez infernal et là vraiment je pense qu’il vaut mieux habiter en village qu’en ville, on y est un peu mieux abrité de cette folie de pays « riches ».
Des personnages distributeurs de cadeaux, il y en a d’autres, le Bonhomme Janvier, Saint Nicolas (dont l’origine est Turque), Julenisse (le lutin de Noël scandinave), le petit Jésus pour les chrétiens ou même les rois mages, le « Noël » des Catalans fêté à l’Epiphanie, chacun pourrait choisir son personnage après tout…

Cela dit, c’est un phénomène de culture et la conscience  de cela se fait souvent après coup. C’est bien là l’effet des rites, on les a vécu et on les fait vivre souvent parce que « chez nous on fait comme ça », « chez nous ça a toujours été comme ça », bref sans avoir pris pleinement acte de cette transmission mais en reproduisant, c’est vrai, un peu bêtement. Et je trouve qu’en ce sens, et d’un point de vue d’adulte, le livre de Thierry Lenain amène à cette réflexion.
Bien pour les parents alors ! Car j’imagine la tête de certains si je leur conseillais cette histoire pour répondre à leur demande de « livres de noël », hi hi hi… L’éditeur, lui, ne prend pas trop de risque, il mentionne : A partir de 8 ans.

Mais voilà, pour moi, après coup, mes histoires de noël préférées sont des histoires de paysages d’hiver, de chaleur, de fraternité et de merveilleux aussi, pourquoi pas?  Quite à me mettre dans le crâne que le vrai père Noël s’il en est un, ben c’est le vrai papa et pis voilà!

Plus sérieusement, ce dont nous manquons, je pense que c’est ça : se rappeler la force et le message des symboles, véhiculés de mille manières au travers des siècles, des cultures et des religions. Se faire plaisir oui mais à travers cette conscience-là. Le solstice d’hiver, le soleil qui perdure dans la nuit froide (la chaleur humaine) la naissance, la fraternité, l’oubli de ce qui nous oppose… Je pense qu’on peut raconter des histoires au sens propre comme au figuré, ces légendes issues de cet imaginaire à la fois collectif et individuel, à la fois personnel et archétypal. Là où ça ne colle pas, là où ça ne colle plus, c’est effectivement quand des adultes s’accrochent à ces légendes comme à des rêves, sans en assumer leur statut propre : de croyance (donc de doute) d’imaginaire (donc d’irréalité), d’où le mauvais mélange que cela peut faire dans la tête de certains enfants. Mais d’imaginaire nous avons tous besoin, n’est-ce pas Thierry Lenain ?

Bon alors : mentir ou pas mentir ? Gros ou petit mensonge ? Et quel papa Noël alors ? Ca devient compliqué tout ça ;-)

Cet album fait partie de la collection Carré Blanc dont je vous recopie le leitmotiv :

« Cette collection présente des points de vue originaux sur des événements historiques ou des réalités sociales, s’appuyant sur des textes émouvants, voire troublants, et des illustrations saisissantes. Ces albums nous amènent à nuancer nos jugements et à mieux comprendre l’humanité : ils racontent la complexité de l’être humain ».

Chez Les 400 coups, on s’empêche de penser en rond et c’est déjà vraiment pas mal !
Et merci à Thierry Lenain pour cet album unique, tant dérangeant et revendicateur que plein de vie et d’humour et que je recommande, comme beaucoup des albums jeunesse que je préfère, aux adultes aussi bien qu’aux enfants ;-)

Fiche biblio du livre sur le site de l’éditeur : clic ICI

Blog de Thierry Lenain, : clic ICI

« Apprendre à faire le vide : pour en finir avec le « toujours plus »

29novembre

C’est le titre du livre signé Paul Ariès et Bernadette Costa-Prades, paru chez Milan (Toulouse) en mars 2009 dans la collection « Déclic de soi ».

1 livre à mes yeux essentiel qui serait peut-être le seul cadeau justifiant un achat pour Noël dans la catégorie ‘adulte’ (pour « seulement » 12,50€ ;-)

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4e de couverture :             « Toujours plus!, tel semble être le credo de notre époque. Nous avons pris l’habitude de consommer sans réfléchir, comme s’il n’y avait pas de limites à nos désirs, aux ressourcelles naturelles que nous épuisons à toute allure. Nous croulons sous le superflu et nous nous éloignons de ce qui est essentiel à notre existence. Or, cette fuite en avant génère frustration plutôt que bien-être…
Un jour, on a le « Déclic de soi » et l’on comprend qu’une société capable de s’autolimiter est plus humaine.

Nous optons alors pour un mode de vie qui privilégie le partage plutôt que l’accumulation. Il nous permet de retrouver nos vraies valeurs, de redevenir acteurs de nos vies, citoyens plutôt que simples consommateurs.
Le credo de cette nouvelle façon de vivre? « Moins de bien, plus de liens! »

Ce livre est à la fois une très bonne introduction aux idées de la décroissance pour ceux qui en ont entendu parler mais seraient en quête d’en savoir plus ou de savoir réellement ce que c’est (car déjà beaucoup d’idées fausses ont circulé à ce sujet), tout comme il peut faire office de livre de chevet pour ceux qui y sont déjà sensibilisés.

Mais il donne avant tout beaucoup de pistes pour tous ceux qui, au-delà de toute considération politique, s’interrogent sur notre société occidentale consumériste actuelle d’une manière à la fois individuelle et collective. Prendre un peu de recul pour requestionner le sens de la vie, le bonheur, le respect de soi et des autres, le respect de la nature dont nous sommes issus, autant de considérations philosophico-écologiques essentielles, quelle que soit notre classe sociale :
(suite de la 4e de couv.)

« Comment est-on arrivé à « trop de tout », dans le couple, en famille, au travail ?
Pourquoi le vide fait-il si peur?
Pourquoi n’est-il pas trop tard pour agir? Et pour comprendre que désencombrer sa vie ne signifie pas se serrer la ceinture, mais réfléchir à ses vrais besoins?
Comment faire le vide en soi? Et sur un plan collectif?
Comment profiter davantage des plaisirs gratuits que sont la nature, l’amour, l’amitié, la culture? »

L’éditeur Milan classe ce livre dans la catégorie ‘Développement personnel, Bien-être’. C’est vrai, c’est fondamentalement bien de cela dont il s’agit, au tout début oui, au départ, in-di-vi-duel-lment. Si chacun se posait honnêtement ce genre de questions, je pense que le monde irait un peu mieux…

Quant au débat visant à déterminer si ces idées peuvent tenir la route dans le cadre d’un programme politique, on en reparlera sûrement !

En attendant, pour ceux que ça intéresse :

Fiche Wikipédia de l’auteur Paul Ariès : clic ICI

Fiche Wikipédia sur la Décroissance : clic ICI

Site de l’Association des Objecteurs de Croissance (ADOC) : clic ICI

Site des « Casseurs de pub« , créateur des Journées Sans Achat et des Journées Sans Télé, éditeur de la revue mensuelle « La Décroissance, le journal de la joie de vivre » (ex-Revue de l’environnement mental) :  clic ICI

Des histoires qui parlent de la mort

14novembre

Je suis un peu en retard, j’aurais pu publier ce nouvel article au moment de Toussaint, cela aurait été de saison …

Les deux albums jeunesse que je tenais à vous présenter aujourd’hui ne sont pas les toutes dernières nouveautés mais ça, on s’en fiche un peu pourvu qu’on puisse encore se les procurer en librairie n’est-ce pas ? Avec un gentil libraire qui ne rechignera pas à vous les commander (ce qui risque fort d’être nécessaire).
Deux albums très différents qui sont pour moi deux petits chefs-d’oeuvres.

Voici donc :

nos-petits-enterrements_couv1 « Nos petits enterrements » - texte de Ulf Nilsson, illustrations d’Eva Eriksson
paru chez l’école des loisirs dans la collection Pastel (mars 2005)

traduit et adpaté du suédois par Alain Gnaedig

Pour déjouer l’ennui , trois enfants en vacances ont une idée : ils décident d’enterrer   dignement tous les petits animaux de jardin qu’ils trouvent. C’est ainsi que tout ce  petit monde s’organise, chacun se répartit le travail : creuser les tombes, écrire des poèmes qui seront lus pendant la cérémonie, pleurer… « Nous avons préparé une valise avec tout le nécessaire pour les meilleurs enterrements du monde.
Pelle, bâtons d’esquimaux pour faire de petites croix, baguettes de bois pour faire de grandes croix, marteau, clous, petites et grandes boîtes pour faire des cercueils, belles pierres tombales, pinceaux et boîtes de peinture, graines qui deviendront des fleurs bleues. Fleurs jaunes et rouges. »

Il vont jouer ainsi à enterrer un bourdon, une musaraigne, un hérisson, le hamster de la voisine, le coq trop vieux, et même trois harengs qu’ils vont chercher dans le congélateur ! et le garçon chargé des poèmes d’écrire :
« Toi le hareng excellent,
Dans cette vie,
Tu ne fais pas souvent
Ce dont tu as envie. »

Morceau choisi, dernière page :
« La vie est longue, la mort est courte. On ne meurt jamais qu’un bref instant [...] Le lendemain, nous étions très occupés à jouer à autre chose. »

Moi quand j’étais enfant, je me souviens qu’un été, on avait appris qu’un homme était venu jeter son chien du haut du gouffre qui se trouvait en contrebas de la villa de famille où nous  passions nos vacances à la mer, avec ma soeur et mes cousins cousines. Je ne me souviens pas avoir vu le corps du chien mort en bas sur les rochers. Mais ce dont je me souviens très bien, c’est que nous avions entrepris de lui donner une sépulture.  Nous avions choisi un endroit sur la colline abrité par les hautes herbes et buissons, nous avions fait une croix et nous lui avions composé un poème. Nous avions appelé cet endroit : la tombe du chien inconnu. Pendant de nombreux étés suivants, une des premières choses que nous faisions à notre arrivée sur les lieux, était d’en vérifier l’état.  Les intempéries d’une année sur l’autre, et surtout en bord de mer, nous amenaient à la restaurer d’une vacance à l’autre. Aujourd’hui, bien sûr, elle a disparu.


canard_couv « Le canard, la mort et la tulipe » – de Wolf Erlbruch, texte et images
publié par les Edtions La Joie de Lire (Genève, mars 2007)

traduit de l’allemand par Danièle Ball

Depuis quelques temps, une oie se sent suivie. C’est Madame la mort qui rode autour d’elle . « Viens-tu me chercher maintenant? » lui demande l’oie toute effrayée.
« Je suis dans les parages depuis que tu es né – juste au cas où », répond-elle.

S’engage alors un dialogue où l’oie lui fait part de ses interrogations, de ses moments d’angoisse comme de ses moments de sérénité. De ses suppositions sur ce qui se passe après, sur ce que les gens disent… jusqu’au moment où  son tour vient de passer de l’autre côté.

Aucune édulcoration et pourtant, il se dégage de cet album un calme pénétrant. Face aux questions de l’oie, les réponses de Mme la mort ont ce soin de rester largement ouvertes. Comme si son rôle était surtout d’accompagner l’oie dans son cheminement de vie. Quelques traits d’humour fin, parce qu’il en faut bien quand même.
Bref, aucune dureté, juste la réalité telle qu’elle est, en douceur.

En savoir plus sur Wolf Erlbruch, clic ICI

Découvrir son imagerie, clic ICI

Une petite ribambelle d’albums au bon goût d’enfance…

11novembre

Mes coups de coeur, à découvrir…

« Tous pareils!
Petites pensées de sagesse caribou« 
d‘Edouard Manceau, texte et illustrations, paru aux éditions Milan jeunesse (avril 2008)

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Morceau choisi:

« Rêver c’est important. Pour ceux qui trouvent la vie compliquée…Pour ceux qui s’accrochent aux branches…Pour ceux qui en ont plein le dos…ou plein la tête. »

Des caribous rigolos sont mis en situation pour résumer les rapports humains de façon très simple mais très complète.

Pour toute la famille.

« Mon soleil secret », de Misao Kobayashi (Japon)
traduction française de Marianne Bié, publié par Autrement jeunesse (avril 2008)


mon-soleil-secret_couv Un style minimaliste très graphique et coloré pour parler en toute simplicité d’un
ami imaginaire qu’une enfant s’invente pour se tenir chaud en compagnie.

Une ambiance hivernale douce, poétique.

« SUD », de Patrick McDonnell (USA), éditions du Panama (septembre 2008)


sud_couv
Pas de texte que de l’image, pour une histoire de départ et  de retard…
…de solidarité et d’amitié entre un chat et un petit oiseau au moment de la migration.

Un trait d’une très grande expressivité. Patrick McDonnell est auteur de BD à succès en Amérique. Un clic ICI pour en savoir plus.

Une ambiance de saison.

« Questions dans la nuit », texte de Giovanna Zoboli, images de Guido Scarabottolo (Italie)
publié aux éditions La Joie de Lire (Suisse, Genève) en mars 2005.

zoboliquestions Ca fait un petit bout de temps qu’est paru cet album mais vraiment j’espère qu’il est toujours
disponible car je l’adore.

Pourquoi ? Parce qu’il réactive en moi le vécu d’une situation semblable lorque j’étais enfant.

Je pense que c »est souvent comme ça que cela se passe lorsqu’on aime quelque chose.
On aime parcequ’on y  reconnait une part   de nous-mêmes.

Dans l’histoire, ce peut être un garçon ou une fille qui se pose ces questions dans la nuit.
Tout est ouvert,  les deux sont possibles, on devine juste que l’enfant est seul sur la banquette arrière à s’interroger àvoix haute. Des questions à propos de tout, de rien, du paysage qui défile à travers la vitre de la voiture pendant le trajet.
L’ambiance nocturne est extrêmement bien rendue, ce qui n’est pas très facile. De même, le cadrage des images nous met directement à la place de l’enfant qui regarde, selon qu’il regarde à travers les vitres latérales ou le pare-brise. Comme si on était lui.

Alors oui, je me souviens quand j’étais enfant et que nous étions en vacances dans le sud. Nous allions passer la journée chez les grands-parents qui habitaient à la campagne. Et après le dîner, sur le trajet du retour, je faisais basculer ma tête  pour regarder les étoiles par la vitre arrière de la voiture. La vision de cet infini du ciel tout noir cependant troué de petits points de lumière, la sensation rassurante d’être abritée du dehors nocturne malgré les secousses dues aux reliefs serpentés de la route, le ronronnement du moteur accompagnant une envie de sommeil naissante, toutes ces sensations se mélangeaient pour créer une ambiance particulière que j’aimais beaucoup. Je ne posais pas forcément de questions, mais je contemplais, je rêvais, je pensais à des choses qui font un peu peur ou qui sont un peu mystérieuses…

Au galop!, un livre animé surprenant de Rufus Butler Seder qui nous fait découvrir la technique de la « Scanimation »

26octobre

livre_galop001

Parcourez le livre en cliquant ICI et jugez un peu de l’effet !!

Des explications ?   1 clic ICI pour  retrouver la page qui est consacrée à ce livre et sa technique sur l’excellent site livresanimes.com (voir article précédent « De l’art et du livre animé » catégories : livres animés ou de l’air de l’art)

Et pour ceux qui comprennent bien l’anglais, l’auteur Rufus Butler Seder vous en parle lui-même ICI

Ce petit livre comprend 10 « scanimations » sur le thème des animaux qui bougent. Il a fait le tour du monde. Il est édité en France par PlayBac éditions et coûte moins de 10 euros. Une super idée cadeau  non? ;-)

Un petit moment de vie

18octobre

Samedi après-midi en centre-ville à Perpignan : du monde partout, dans les rues, les terrasses, les commerces.

Je rentre dans une boutique de beauté. Il est seize heures passées et bien des gens sont déjà passés par là à en juger l’état des étalages.
Je m’approche du rayon cosmétiques et commence à regarder les différents produits.

A côté de moi, une vieille dame est à la recherche d’un rouge à lèvres. Nous sommes côte à côte à fureter quand très naturellement elle m’explique qu’elle voudrait retrouver le même rose que celui qu’elle porte mais qu’elle n’y parvient pas. Derrière nous, une agitation intense et aucune vendeuse disponible pour la conseiller.

Je commence à chercher avec elle tout en jetant un oeil à ses lèvres pour en vérifier la teinte . Elle me regarde et me dit :
« Oui, je voudrais ce même rose-là, un rose qui se voit bien quand on le met. Enfin…à mon âge vous me direz…j’ai 82 ans ! ».

Je souris et lui réponds qu’il n’y a pas d’âge pour la coquetterie, que ma grand-mère était pareille.
Nous partageons un regard complice.
Puis je me mets à chercher le fameux rose pendant qu’elle fouille dans son petit sac pour retrouver le tube qu’elle voudrait remplacer à l’identique. Malheureusement, il n’en reste que le capuchon.
« Il a dû tomber, me dit-elle, il glissait tout le temps! »
Je repère la gamme auquel il appartient mais hélas les contenants ont déjà tous changé d’aspect même si le produit semble le même. La dame est un peu perdue. Je passe deux teintes de rose qui pourraient convenir sur le dessus de ma main et les lui montre.
« Ils sont jolis ceux-là non? Regardez, ils sont nacrés, on les voit bien hein? »
La dame confirme mais se remet à chercher dans son sac en s’excusant de me faire perdre mon temps. « Vous devez être pressée ».

Moi, je reste là à côté d’elle, je ne trouve pas non plus ce que je cherche. Je suis tout autant gênée par le tumulte et le désordre qui règne dans cette boutique.
Je dis : »Aujourd’hui c’est samedi, il y a beaucoup de monde… c’est pas facile de trouver ce qu’on cherche ».
« Oui, c’est vrai, je ferai mieux de revenir un autre jour. D’habitude, je ne viens pas le samedi ».

Nous continuons cependant un petit moment encore à regarder les teintes mais même les échantillons manquent pour les essayer alors  finalement, la vieille dame s’arrête et tout en s’apprêtant à partir me dit :
« En tous cas merci ! Ca me fait un grand plaisir de voir qu’il y a encore des gens qui savent se rendre disponibles. »
« Oh mais il y en a,  vous savez », je lui réponds.
« C’est vrai, et des jeunes, vous pouvez pas savoir comme c’est réconfortant. « 

Nous échangeons un geste amical de la main.
Moi j’étais bien à côté de cette dame. Je n’ai rien acheté, elle non plus.
Et, très sincèrement, je n’avais plus besoin de rien.

Terrats Photos 1ère !

12octobre

C’est beau les première fois…

Cette première fois-là c’était samedi dernier, le 10 octobre 2009 à la salle des Fêtes du village, à l’occasion de la remise des prix du 1er concours de photo amateur « Terrats Photos ».

Une aventure préparée dès le mois de mars par la bibliothèque municipale assistée d’une équipe de jeunes étudiants prometteurs,
la belle énergie quoi !

Car il en faut une sacré dose :  d’envie, d’idées, d’initiative, de persévérance, d’inventivité, d’organisation , d’écoute et de communication pour parvenir à lancer et faire vivre un projet.

Un projet qui plus est à la fois culturel, patrimonial et artistique mais surtout porteur de liens humains.

Faire vivre un terroir, c’est savoir provoquer la rencontre, les rencontres.

Passé, présent, histoire, mémoire, tout ce coeur précieux à réunir par le dialogue.

Parce que nous avons tous quelque chose à dire, un pourquoi, un comment à partager, d’où qu’on vienne.

Parce que nous avons tous un talent qui ne demande qu’à s’exprimer.

Le petit village de Terrats a choisi la photo, support témoignant à la fois de l’éphémère et du durable comme l’évoquait si justement M. le Maire. Captation par l’oeil et le geste d »un instant, instant tout à fait spontané ou patiemment attendu, mais qui une fois fixé se donne à voir dans la permanence. Support exposé ne demandant qu’à s’entourer de mots, de paroles diverses, divergentes, complémentaires, tout demeurant possible tant que l’on s’ouvre, tout  comme un livre à la lecture partagée… voilà, ce qui reste c’est cela : des images, des visages, des échanges, une trace d’humanité sur la terre.

Se confronter à la diversité fait toujours du bien : toutes les photos choisies et exposées traduisaient cette richesse. Une mention spéciale pour cette formidable conscience d’avoir pensé à exposer les clichés des enfants à hauteur de leur vue.  Ca peut paraître rien mais en fait cette attention est une reconnaissance énorme pour eux.

En tous cas moi, cela m’a beaucoup touchée, cette bienveillance, cette façon-là de prendre soin.

Tout comme un prix du public est en effet éminemment nécessaire pour relier tout ce petit monde, accueillir, se reconnaître les uns les autres.

Et vous avez pensé à tout cela.

C’est pourquoi

tout simplement,

je voulais vous dire bravo

et merci.

« Les hommes et la vigne dans les Aspres »

1er Prix des Jeunes

1er Prix Jeunes, et il se trouve que c'était aussi mon choix perso ;-)

2e Prix Adultes, et ma photo préférée adulte

2e Prix Adultes, et ma photo préférée adulte

Retrouvez toutes les photos du concours en cliquant ICI.

A noter que le site internet a été réalisé par des étudiants en BTS Tourisme. Bravo à eux!

Juste une autre que j'aime beaucoup aussi

Juste une autre que j'aime beaucoup aussi

Oh juste cette dernière, pour méditer, pour rêver....

Oh et aussi juste cette dernière, pour méditer, pour rêver....

Faire-part de renaissance … bientôt . . . ..

27juillet

Rebirth . . . . . . . coming soon . . . ..

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