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Au galop!, un livre animé surprenant de Rufus Butler Seder qui nous fait découvrir la technique de la « Scanimation »

26octobre

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Parcourez le livre en cliquant ICI et jugez un peu de l’effet !!

Des explications ?   1 clic ICI pour  retrouver la page qui est consacrée à ce livre et sa technique sur l’excellent site livresanimes.com (voir article précédent « De l’art et du livre animé » catégories : livres animés ou de l’air de l’art)

Et pour ceux qui comprennent bien l’anglais, l’auteur Rufus Butler Seder vous en parle lui-même ICI

Ce petit livre comprend 10 « scanimations » sur le thème des animaux qui bougent. Il a fait le tour du monde. Il est édité en France par PlayBac éditions et coûte moins de 10 euros. Une super idée cadeau  non? ;-)

Terrats Photos 1ère !

12octobre

C’est beau les première fois…

Cette première fois-là c’était samedi dernier, le 10 octobre 2009 à la salle des Fêtes du village, à l’occasion de la remise des prix du 1er concours de photo amateur « Terrats Photos ».

Une aventure préparée dès le mois de mars par la bibliothèque municipale assistée d’une équipe de jeunes étudiants prometteurs,
la belle énergie quoi !

Car il en faut une sacré dose :  d’envie, d’idées, d’initiative, de persévérance, d’inventivité, d’organisation , d’écoute et de communication pour parvenir à lancer et faire vivre un projet.

Un projet qui plus est à la fois culturel, patrimonial et artistique mais surtout porteur de liens humains.

Faire vivre un terroir, c’est savoir provoquer la rencontre, les rencontres.

Passé, présent, histoire, mémoire, tout ce coeur précieux à réunir par le dialogue.

Parce que nous avons tous quelque chose à dire, un pourquoi, un comment à partager, d’où qu’on vienne.

Parce que nous avons tous un talent qui ne demande qu’à s’exprimer.

Le petit village de Terrats a choisi la photo, support témoignant à la fois de l’éphémère et du durable comme l’évoquait si justement M. le Maire. Captation par l’oeil et le geste d »un instant, instant tout à fait spontané ou patiemment attendu, mais qui une fois fixé se donne à voir dans la permanence. Support exposé ne demandant qu’à s’entourer de mots, de paroles diverses, divergentes, complémentaires, tout demeurant possible tant que l’on s’ouvre, tout  comme un livre à la lecture partagée… voilà, ce qui reste c’est cela : des images, des visages, des échanges, une trace d’humanité sur la terre.

Se confronter à la diversité fait toujours du bien : toutes les photos choisies et exposées traduisaient cette richesse. Une mention spéciale pour cette formidable conscience d’avoir pensé à exposer les clichés des enfants à hauteur de leur vue.  Ca peut paraître rien mais en fait cette attention est une reconnaissance énorme pour eux.

En tous cas moi, cela m’a beaucoup touchée, cette bienveillance, cette façon-là de prendre soin.

Tout comme un prix du public est en effet éminemment nécessaire pour relier tout ce petit monde, accueillir, se reconnaître les uns les autres.

Et vous avez pensé à tout cela.

C’est pourquoi

tout simplement,

je voulais vous dire bravo

et merci.

« Les hommes et la vigne dans les Aspres »

1er Prix des Jeunes

1er Prix Jeunes, et il se trouve que c'était aussi mon choix perso ;-)

2e Prix Adultes, et ma photo préférée adulte

2e Prix Adultes, et ma photo préférée adulte

Retrouvez toutes les photos du concours en cliquant ICI.

A noter que le site internet a été réalisé par des étudiants en BTS Tourisme. Bravo à eux!

Juste une autre que j'aime beaucoup aussi

Juste une autre que j'aime beaucoup aussi

Oh juste cette dernière, pour méditer, pour rêver....

Oh et aussi juste cette dernière, pour méditer, pour rêver....

Quand le Musée d’Art Moderne de Céret sert de cadre à un polar…

11octobre

C’est la ligne éditoriale de Mare Nostrum pour sa collection « Polars catalans »: des intrigues policières où le coeur de l’action se déroule ici, en Catalogne.

Malgré ses 317 p. et quelques redondances, je n’ai pas lâché le premier livre et premier polar de Jacques Lavergne, par ailleurs co-fondateur de la maison d’édition gardoise Au Diable Vauvert (cf article sur le roman ‘Ketchup’ de Xavier Gual). Parce que j’aime l’art et que j’aime Céret, j’étais assez curieuse de voir comment l’auteur allait user de ces deux axes d’inspiration pour tenir le lecteur en haleine. Le résultat est assez bien mené malgré quelques longueurs. On sent bien qu’il tient au coeur de Jacques Lavergne d’exprimer, en filigrane de l’intrigue, tout ce qui fait son attachement à la terre catalane de ses racines, avec une mention spéciale pour la ville de Banyuls sur Mer. Un attachement profond qui laisse transparaître quelques passages critiques faisant un peu sourire tant l’on sent que l’auteur se fond dans son personnage principal, le conservateur du musée. Ceci dit, la galerie de portraits qui gravite autour des faits est assez truculente, les traits sont un peu forcés mais c’est assez amusant. Et au passage, on apprend un peu d’histoire sur le musée même.

Bref, un polar catalan au suspens maintenu quasi de bout en bout, plaisant, qui ressemble à une partie de « Cluedo » évoluant dans un microcosme fort en goût, réunissant tout ce qu’il faut pour passer un bon moment de détente, écrit par un auteur hédoniste en diable !

Le seul personnage de l’histoire qui ne soit pas fictionnel, c’est le peintre Vincent Bioulès dont les tableaux sont au commencement de l’intrigue. D’où le sous-titre « ou La Balade des Cantiques ». C’est d’ailleurs suite à la visite de l’exposition que le MAM de Céret lui a consacré en 2006, que Jacques Lavergne s’est lançé le défi d’écrire ce premier roman.

Une bonne raison d’aller faire un tour au musée admirer les  Bioulès de la collection permanente, en particulier le magnifique « Canigou ».
Pour retrouver toutes les infos sur M. Vincent Bioulès et le Musée de Céret, je vous invite à cliquer sur les liens de l’article sur Marie Sellier, rubrique « De l’air, de l’art! » ;-)

Et pour ceux qui souhaiteraient découvrir les autres polars de catalogne et d’ailleurs des éditions  Mare Nostrum, un clic ICI

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Peinture au pistolet à Céret, polar de Jacques Lavergne au éditions Mare Nostrum, avril 2009

Couple-phare dans le monde de la danse contemporaine, ils ont tracé le lien entre Amérique et Europe, ils sont le pont qui rassemble, corps et âme unifiés dans le geste dansé : hommage à Pina Bausch & Merce Cunningham, leur apport est immense, leur lumière brillera encore longtemps…

20août

2 piliers de la danse contemporaine dans son expression hautement vivace, intelligente, sincère, nous ont quittés en moins d’un mois
et cela me touche profondément car je me souviens…

Retour direct sur le pourquoi de la danse ou, pour tenter de l’exprimer plus justement encore, retour sur le pourquoi de cette nécessité de l »expression dansée pour se sentir être dans cette vie, nécessité très vive que je ressens aussi depuis l’enfance, et qui évolue sans cesse tout au long de mon parcours.
Un parcours sur lequel j’ai eu la chance de voir mon esprit s’ouvrir au monde de ces deux créateurs du geste animé, au sens tant de messagers de l’âme que de repousseurs de frontières, oeuvrant sans relâche dans une quête illimitée d’agrandissement de l’espace par le moyen du corps.
Je pleure et je chéris l’apport de ces deux êtres si grands par l’authenticité et le dévouement avec lesquels ils consacrèrent tout leur temps de vie à cette voie si intime & personnelle,  celle qui place le corps au premier rang du langage parlé.
La Danse comme expression de soi, de son être tout entier pour ce qu’il est, aujourd’hui et à venir, avec les stigmates de son passé et toute son histoire.
Une danse perçue et pensée de façon tellement touchante, belle, vraie dans sa volonté de trouver l’expression la plus juste, dans ses tentatives de traduire ce qui n’a parfois encore jamais
été signifié, qu’elle s’élève au plus au haut niveau de la pratique artistique.
Ce niveau-là où l’impact est si puissant qu’il est capable de toucher toutes les facettes de la sensibilité humaine, parce qu’il devient tout simplement vital, parce qu’il s’intègre tout simplement dans un art de vivre profondément ancré  dans le mouvement même de la vie :  une énergie essentielle lumineuse, foisonnante, chaotique, révélatrice !

Oui, pour moi,  respectivement, leur pratique de la danse est une formidable démonstration de force vitale apportant au monde humain, nourrissant les rapports entre les êtres, éclairant notre propre vision du vivant, du connu comme de l’inconnu, une danse qui enrichit notre vocabulaire de façon bien plus complète que les mots seuls, car dotée de cette finesse subtile où l’interprétration allie à la fois précision et liberté.
Une danse en perpétuelle naissance et reconnaissance dont l’approche conduit tout simplement à percevoir un petit bout d »Universel.

Ils s’appelaient Pina Bausch & Merce Cunningham.
Deux êtres singuliers venus au monde pour le danser,
Créateurs de chemins où l’écriture et le théâtre ont fait sens par le seul ballet des corps,
Le corps pour unique langage dans le coeur de la Vie
Langage magique !
Langage  libérateur !

Reposez en paix,

Corps et âmes,

Pensées vives éternelles.

Liens Wikipedia :

Pina Bausch (27/07/1940 – 30/06/2009,  Allemagne)
Merce Cunningham (16/04/1919 – 26/07/2009, Etats-Unis)


Site officiel :http://www.pina-bausch.de/

Site officiel :http://www.pina-bausch.de/

Site officiel :http://www.merce.org/

Site officiel :http://www.merce.org/

De l’art & du livre animé

13avril

Cachettes et Secrets,
de Marie Barguirdjian Bletton

Editions de la Réunion des Musées Nationaux,
octobre 2006.

J’ai aimé ce livre parce qu’il parle d’art d’une manière détournée, parce qu’il réunit à mes yeux des intentions qui me paraissent essentielles, le jeu, l’éducation suggérée mais non imposée, et l’imagination, tout en utilisant une technique qui me plait beaucoup, celle du livre animé.

Concrètement cela nous donne une histoire de fiction très simple, le lecteur est invité à suivre deux enfants, Beatrix et Johannes, partis à la recherche de leur cousine Cornelia qui s’est cachée quelque part dans leur maison de trois étages. Cette partie de cache-cache est prétexte à la visite de la maison dont il va être possible d’ouvrir portes, volets, fenêtres, placards, de tirer des rideaux, regarder par le trou de la serrure, grâce aux techniques du livre animé.
A chaque étape, nous découvrons une scène de la vie quotidienne des habitants de cette maison hollandaise du XVIIe siècle, par le biais de la peinture à la fois intismiste et mystérieuse des artistes de l’époque : plusieurs tableaux (insérés judicieusement dans le décor des différentes pièces) de Johannes Vermeer et un aussi de Harmensz Van Rijn Rembrandt, pour les plus connus, mais aussi des toiles de Pieter De Hooch, Gerard Dou, Samuel Van Hoogstraten et Adriaen S. Coorte, toutes légendées en fin d’ouvrage.

Ce livre peut se parcourir dès 3 ans tout seul ou plus tôt même, mais avec un plus grand (quelques manipulations un peu délicates).
C’est beau, ludique, intelligent.

Ca fait plaisir de voir un livre animé qui n’est pas qu’un livre animé ! Tellement sont sur le marché rien que pour le côté « bling bling, paillettes grat grat pouet pouet » alors qu’il en existe de vraiment bien construits, avec des effets toujours très surprenants, par forcément compliqués, et des sujets qui s’articulent très bien avec les techniques choisies, comme on est en droit de l’attendre dans toute harmonisation texte/image.

D’ailleurs, c’est grâce à ce livre que j’ai découvert un site francophone entièrement dédié au livre animé, créé en novembre 2003. C’est un bonheur !
Ce site vous apprendra une foule de choses sur le « livre à système » (histoires, techniques) et vous guidera dans vos choix (sélections mensuelles et sélections thématiques, sitothèque de référence). Un clic ci-dessous :
www.livresanimes.com

En regardant ce livre, je ne peux m’empêcher de repenser à Marie Sellier dont j’avais parlé dans un ancien article, La dame qui sait raconter l’art aux enfants.
Je vous invite à lire l’interview qu’elle a donnée en septembre 2008 à Ricochet (portail européen de la littérature jeunesse) et en particulier ce qu’elle a répondu aux questions :
« quel est le thème que vous aimez davantage traiter ? » et  la suivante. J’adhère à 100% !
Pour lire, un clic ICI

Zeyno Arcan et Lumière d’Encre, entre Bompas & Céret (P.-O.)

30décembre

En style télégraphié, à découvrir :

1 § Le site de cette artiste à la démarche singulière,
pour une « peinture scéno-graphique »

ZEYNO ARCAN

Vie sur toile

Son atelier se trouve à Bompas (66430), Mas Gaffard. Tél : 04 68 63 38 02   Courriel : zeyno.arcan@wanadoo.fr

2 § Une association pour « la promotion des arts et de la culture dans leur globalité et notamment la photographie et tous les arts graphiques et usuels »

visuel-logo-lumiere-d-encre

sise à Céret (66400) au  47, rue de la République    Tél/Fax : 04 68 87 29 19    Courriel : lumieredencre@free.fr

Y a-t’il un lien entre les 2 ?   Bien sûr !

L’association Lumière d’Encre a organisé dernièrement une conférence-rencontre avec l’artiste peintre Zeyno ARCAN, qui plus est docteur en Esthétique, Sciences et Technologie des Arts (Paris VIII), autour du thème suivant :

Le Souffle vital de la création
De la danse expressionniste à ma peinture scéno-graphique :
Cheminement d’une création autour du corps et de la préoccupation humaine (sujet de prédilection sur lequel elle a axé sa thèse)

Et ça s’est passé le vendredi 19 décembre dernier, à la Médiathèque de Céret. Et c’était passionnant. Et c’est pourquoi je vous reparlerai des 2 très bientôt… A suivre !

Mais  pour l’instant . .  .   BoNnE nUiT  . .  .   *

petit ps : le portrait de Zeyno  porte l’inscription « Vie sur toile » mais je sais pas pourquoi ça s’est coupé… oups…

Marie Sellier, la dame qui sait raconter l’art aux enfants

29décembre
S’il y a une personne dont je mesure toute la chance qu’il m’a été donnée de rencontrer en 2008, c’est bien Marie Sellier. C’était en février, elle venait parler de ses livres et en particulier de « La naissance du Dragon », album qui figurait dans la sélection de la 19e édition du Prix des Incorruptibles. Avec elle, nous sommes allées dans les bibliothèques de Millas et de Céret.

Céret, il était impossible de ne pas passer par là en sa compagnie. Il était tout simplement essentiel de lui faire découvrir l’atmosphère si particulière de ses rues, arpentées par tant d’artistes d’hier… et d’aujourd’hui aussi. Elle qui a écrit sur Picasso, Maillol, Matisse, Chagall… Nous n’avons hélas pas eu le temps de passer au Musée mais quand bien même, je garderai longtemps en mémoire cette courte visite cérétane à ses côtés.
En espérant qu’une nouvelle occasion nous sera offerte pour que nous puissions encore savourer « la transparence de l’air » ambiant, ainsi que tu l’as justement décrit Marie, afin de parler d’art encore et encore au gré de nos promenades, afin que nous puissions comme tant de passionnés avant nous capter un de ces rayons d’ombre et de lumière, en cette terre magique qui inspire tant et tant de souffles créateurs…

J’aurais aimé que tu voies le Canigou de Bioulès en vrai, Marie. Il était à deux pas mais nous n’avons pas eu le temps ! Quel plaisir cela été de manger chez Marc Fourquet dans son restaurant, El Tall, à l’ambiance joyeusement bruyante, pleine de vie. Tout a le goût de l’art à Céret !!   ;-) )

Deux jours tout juste avant le grand baisser de rideau,
j’avais envie d’exposer ce souvenir dans ma vitrine, Boutique Vie Belle,
au n°2008 de la rue des Beaux Instants.

Vous ne connaissez ni Marie ni ses livres ?
Ca vous dit quelque chose mais vous avez envie d’en savoir un peu plus ?

Venez suivez-moi   par ici ! Marie Sellier & ses livres sur le site de la Charte des Auteurs et Illustrateurs pour la Jeunesse *

*dont elle est la Présidente en plus! c’est-y pas beau ça !

et venez-y voir aussi  par là ! Bio/Biblio de Marie Sellier sur le site Ricochet*

*Portail européen de référence sur la Littérature Jeunesse

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